26 avril 2011
________ Sur un air de Véronic DiCaire ________
16 avril 2011
______ Véronic DiCaire - La Voix des Autres _____
11 avril 2011
____ Véronic DiCaire dans "Les Stars du Rire" ____
06 avril 2011
Véronic DiCaire - Une toute nouvelle propriétaire ?

05 avril 2011
Véronic DiCaire en tournée dans toute la France et à l'Olympia les 3 et 4 juin 2011
29 mars 2011
_________ The Véronic DiCaire Show __________
23 mars 2011
- Véronic DiCaire à l'Olympia les 3 et 4 juin -

15 mars 2011
........ Véronic DiCaire, jurée dans X-Factor ......



06 janvier 2010
Académie de stars à Courcouronnes

05 janvier 2010
Janvier, mois de la galette ....et des étrennes
Pompiers, facteurs, concierges, baby-sitters... La coutume veut que chacun d'entre eux reçoive un petit billet ou un cadeau pour la nouvelle année. Un remerciement pour services rendus ou attendus... mais attention aux « faux éboueurs» et autres arnaqueurs d'étrennes.
Chaque année, tradition oblige, facteurs, pompiers et autres corporations de métiers de service se relaient sur nos paillassons pour demander une pièce, souvent en échange de calendriers. Alors si ce ne sont pas les petits chatons aux yeux doux des almanachs de la Poste, ni les soldats du feu pris sur le vif qui vous émeuvent... tour d'horizon d'un savoir-vivre à la française.
Qui, où, combien?
Combien donner? C'est la question qui empêche de dormir chaque Parisien à l'approche du mois de Janvier. La crainte de donner moins que le voisins encombre les forums internet. Mais sur ce point, pas de «normalité ».
Beaucoup déclarent offrir 10€. En réalité il semblerait des montants trés variables se cachent dans les enveloppes des receveurs... 3€, 5€, 20€, mais aussi plusieurs centaines d'euros parfois pour quelques concierges d'immeubles des beaux quartiers, selon les dires de concierges du 16e.
Seule règle: les gardiens ne réclament pas, le geste doit être "spontané". Pas de porte-à-porte donc. L'enveloppe déposée dans la loge pèse entre 20 et 100 €. La tradition voulait auparavant que le montant laissé soit équivalent à 10% du loyer mensuel. Soit un cadeau de 100€ pour un loyer payé 1000€. Pour les propriètaires pas d'indications...
Les étrennes empruntent à deux proverbes français, «charité bien ordonnée.... et les vaches seront bien gardées» : elles sont un remerciement pour les services rendus tout au long de l'année et l'espoir, voir l'assurance, qu'ils le seront encore mieux pour la nouvelle année. En gonflant l'enveloppe, votre concierge gardera peut-être le chat pendant les vacances?
L'usage nous viendrait des Romains, et remontrerait à Tatuis, rois des Dabins qui reçut le premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour le bon augure de la nouvelle année. Le mot qui vient de strena, signifie en latin le « présage » comme un souhait de bonne santé. La tradition s'instaura peu à peu. Il s'agissait alors de tous petits cadeaux (fruits secs, miel..). Au fil des temps, les présents prirent de la valeur (monnaies et médailles d'argent).
Un peu avant 1789, les étrennes à la mode dans les plus hautes classes de la société, étaient des porcelaines de Sèvres. Sous la Révolution, le gouvernement républicain ayant supprimé le calendrier grégorien, les étrennes furent abolies, avant d'être remises au goût du jour par Bonaparte.
A la fin du XIXe siècle, la coutume d'offrir des cadeaux le 1er janvier s'estompe, le jour des étrennes se confondant dès lors avec celui de Noël : on offrit les cadeaux le 25 décembre.
02 novembre 2008
Le nouvel album d'Ayo - Un vrai petit bijou!
"Gravity at last", second opus qui affine plus encore l’équilibre délicat d’une demoiselle élevée aux sons du reggae, de la soul Motown et de l’afro-beat de Fela. Le groove peut se révéler voyou, comme sur l’excellent Slow Slow tailladé à la guitare wah-wah, et le swing prendre des atours sensuels et dénudés à l’image d’un Piece of Joy en apesanteur matinale. Sur Better Days, Ayo choisit le piano pour creuser au plus profond de ses traumas d’enfance.
«J’aime les tempos rapides, mais sur les chansons lentes l’émotion est souvent plus intense. Je peux pleurer sur certains titres calmes – c’est arrivé sur Better Days, c’était très embarrassant. Dans cette chanson, je me mets à la place de mon père lorsqu’il expliquait à ma mère pourquoi il l’avait quittée, et me retenait loin d’elle. Enfant, je ne pouvais simplement pas parler de ça. J’ai appris à mettre ces sentiments en chanson, pour les extérioriser sans être anéantie par la gravité de la chose.»
Face à une mère aimée mais accro aux drogues, Ayo a trouvé refuge dans la collection de disques de son père, DJ dans un club de Cologne. Elle y découvrit les incunables reggae, Bob Marley, Tooth and the Maytals, Jimmy Cliff…, et surtout la soul, sa vraie révélation vocale.
«C’est la meilleure école. Les artistes n’avaient pas peur de dévoiler leurs sentiments, également les hommes. Ils pouvaient chanter très franchement le sexe mais jamais de façon machiste ou dégradante, à la différence de nombreux groupes rap. Je parle de la véritable soul, l’ancienne, pas la «new» que tout le monde encense actuellement.» Amy Winehouse, donc? «Chanter mes soucis m’aide. Chez elle, cela semble au contraire la pousser plus encore vers le bas, à cause de toutes les pressions qui l’entourent. J’aime sa musique, on sent dans sa voix qu’elle porte une longue histoire de souffrance. Mais je n’ai pas aimé comme on l’a présenté à ses débuts, «la fille blanche avec la voix noire». Qu’est-ce qu’une voix noire? Ne peut-elle pas être la fille blanche avec la voix blanche? A chacun son intensité et son histoire.»
Les blancs ne sauraient-ils pas chanter la soul? «Si, bien sûr. Laisse-moi te donner un exemple… (Longue réflexion) Là, je ne trouve pas. (Rire.) Si, Eric Clapton! Il a quelque chose de soul dans son jeu de guitare,» explique la frêle chanteuse qui jamais ne se sépare de la sienne. Amoureuse «des instruments qui respirent», un seul style musical la rebute: «La techno. On a une sale tradition en Allemagne, avec les pires trucs produits dans les années 90, Scooter, 2Unlimited, DJ Bobo! Il est Suisse?? Pauvres Suisses!» (Rire.)
16 mars 2008
08' 2008 2008 - Cat Power on tour - 2008 2008 08'
21 janvier 2008
Nouvelle année toute en douceur
22 octobre 2007
Retour aux sources pour les uns et découvertes pour les autres
13 septembre 2007
LANCEMENT DES MUNICIPALES 2008
Premier objectif pour les candidats: obtenir le soutien d'autres grands maires. Et, à ce jeu-là, tous ne rencontrent pas le même succès.
Le 4 septembre dernier, Bertrand Delanoë, déclare sa candidature en diffusant notamment sur son site de campagne une vidéo de soutien du maire de Rome, Walter Veltroni, figure politique transalpine montante.
Son adversaire UMP, Françoise de Panafieu, ne pouvait être en reste. Mercredi, elle a profité de la venue à Paris du maire démocrate de Chicago, Richard Daley, pour elle aussi apparaître aux côtés d'un dirigeant de première importance.
Mission accomplie. En apparence. Si elle obtient bien une photo à ses côtés, c'est au prix d'efforts acharnés (cf. vidéo ci-dessous):
Déjà contestée au sein de son propre camp par le député UMP Bernard Debré, François de Panafieu devra miser sur un autre édile pour agrémenter à son tour son site de campagne.
Ah, Paris va mal!!! Ce n'est pas le maire qui crée des emplois, attention risque de fonctionnaires! Pensez madame, pensez! (dit en passant, vélib a crée pas mal de petits emplois).
Pour le stationnement, ce n'est pas faut, Paris va mal, mais chers amis parisiens, il faut savoir ce que l'on veut. Tout parisien est paradoxal. A la fois, on voudrait un Paris plus aux parisiens, plus piéton, moins de voiture car trop de pollution et de nombreuses mesures allant dans ce sens ont été prises et de l'autre on râle car plus assez de place pour les voitures (Quand personne n'est d'accord, ne faut-il pas tendre vers un idéal?). Des efforts sont faits, prenez comme exemple vélib, formidable réussite, ou encore les tramways, les couloirs de bus (oui beaucoup confirmerons que lorsque le bus est dans son couloir, il va bien plus vite qu'auparavant, mais vous souvenez vous de ce que cela était il y a tout juste 10ans?). Nous sommes d'accord que des efforts sont fortement attendus concernant le métro ou RER, mais c'est un problème qui prendra plus de temps, tout d'abord pour raison économique et surtout, il est plus complexe d'améliorer les métros, les stations sous terre que les bus.
Revenons à nos voitures. N'oublions pas une chose essentielle: c'est aussi aux parisiens de se responsabiliser. Les parisiens doivent changer leurs habitudes. Ici, je ne pointe du doigt que ceux qui n'ont pas forcément besoin de prendre leurs voitures, ceux qui ne le font que par un souci de confort. Soyons solidaires (solidarité? ça vous dit quelque chose?).
Parlons de l'environnement? Oui je sais Françoise, Paris va mal!
Mais Françoise, vélib, le fait qu'il soit plus difficile de se garer ne crois-tu pas qu'il s'agit d'une manière de faire reculer le nombre de voitures dans Paris et d'encourager les parisiens à prendre un autre mode de locomotion quand cela leur est possible, puisque je te rappelle que "Paris va mal" et Paris est pollué (attention je ne vise absolument pas dans mes propros tous ceux, et je sais qu'ils sont nombreux, qui ont un réel besoin de leur véhicule pour travailler ou autre, mettons-nous d'accord sur cela).
On essaie donc de limiter les voitures (stationnement payant, couloir de bus donc les voitures râlent car il est plus difficile de circuler, oui mais en bus ça va plus vite et connaissant les parisiens et leur petit confort s'il n'y avait pas de mesures prises dans ce sens, ils prendraient toujours leur voiture pour un oui ou pour un non), on consulte les parisiens: souvenez-vous, nous avons été consulté sur le projet d'urbanisation de Paris, on nous proposait d'aménager des toîts verts, de reboiser, souvenez-vous cette consultation de tous les parisiens, une excellente initiative, maintenant il faut la mettre en pratique, mais ça ne ce fait pas du jour au lendemain.
Paris en panne? Oui Françoise, on sait, on sait Paris va mal!
Personnellement, je n'ai jamais vu Paris aussi rayonnante et dynamique. Toute cette culture qui s'offre à nous, je pense entre autre à la nuit des musées ou la nuit blanche, Paris cinéma l'été sur les quais, Paris plage, et tant d'autres choses.
Mais Françoise, je vous l'accorde, tout ne va pas bien, le logement par exemple. Malheureusement le maire ne peut rien faire concernant les prix de l'immobilier... c'est un marché comme un autre. Mais pour sûr, ce qui manque à Paris, c'est une vrai mixité intra-muros. C'est si facile au maire du 6ème, du 7ème ou du 16ème de dire non, pas de logements sociaux ici, faite donc ça dans le 17ème, le 13ème. Oui mais dans le 13ème, nous sommes l'arrondissement de Paris qui en possédons le plus, il faut que les populations se mélangent, arrêtons de parquer les riches à l'ouest et les pauvres à l'est (s'il en est ainsi à Paris, c'est pour une raison historique (merci Béné), en effet les vents soufflant principalement de l'ouest vers l'est, on mettait les pauvres à l'est pour qu'ils aient le plaisir de respirer la pollution!).
Tout ne va peut-être pas à Paris, mais tout va de mieux en mieux depuis que M. Bertrand Delanöe est Maire de Paris.
26 août 2007
23 juillet 2007
17 juillet 2007
15 juin 2007
En attendant dimanche: DSK dans le nouvel Ob's
La Nouvelle Bataille des Valeurs
Par Dominique Strauss-Kahn
« Pour conclure cette série de réflexions dans « le Nouvel Observateur », je voudrais dire quelques mots des valeurs qui peuvent guider la gauche aujourd’hui. Nous critiquons le monde tel qu’il est et nous voulons le transformer, mais nous ne pourrons le faire qu’en sachant ce que nous voudrions qu’il soit. Le socialisme du réel ne peut se passer de l’idéal d’une société juste. Les Français exigent des partis des réponses concrètes aux problèmes de leur vie quotidienne, mais ils cherchent également dans le discours politique une représentation de ce qu’ils font et peuvent faire ensemble. De ce point de vue, nous n’avons pas perdu en ce début d’année 2007 la seule bataille des projets économiques et sociaux. En laissant Nicolas Sarkozy imposer sa vision de la nation, de l’ordre, du travail, du mérite, nous avons aussi perdu la bataille des valeurs, faute de l’avoir livrée avec nos armes. Il y a, bien sûr, au coeur de la gauche, une aspiration qui traverse les époques : une soif de justice et de liberté, une révolte contre la fatalité, les privilèges et la domination, un humanisme fondamental qui conduit à reconnaître en chaque homme un alter ego. Née des Lumières, elle a été portée par la Révolution française puis par le mouvement socialiste dont nous sommes les héritiers. Elle nous survivra. Mais cette aspiration ne suffit pas à nous définir. Les valeurs elles-mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l’Histoire. La gauche est une conscience collective qui cherche sa voie à travers des expériences successives. Nous avançons, nous tâtonnons, nous inventons des modèles ; et à chaque époque nouvelle, nous devons tirer de ce que nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis aussi les leçons qui nous permettront de reformuler notre vision du monde.
La liberté ordonnée
Les années 1960 et 1970 nous ont légué une cohérence marxiste et libertaire : alors que les libertés économiques étaient suspectes, les libertés individuelles se trouvèrent sacralisées. Cet héritage demeure notre socle. Face à l’insécurité économique, aux dégâts écologiques, aux inégalités sociales qu’il engendre, nous persistons à vouloir réguler le capitalisme. Contrairement aux libéraux, qui veulent « libérer » le marché de toutes ses entraves, nous continuons de penser, en sociaux-démocrates, qu’il faut organiser la tension entre le capital et le travail. Aussi nous efforçons-nous d’encadrer le fonctionnement du marché. Mais, parallèlement, nous avons progressivement reconnu que la liberté d’entreprendre était source d’efficacité économique et créatrice de richesse. De notre capacité à convaincre de la cohérence de ces deux affirmations - la nécessaire régulation du capitalisme et la nécessaire promotion des entrepreneurs - dépend, pour une bonne part, l’avenir de la gauche. Il nous faut de même concilier la loi et l’ordre. Frappée d’hémiplégie, la gauche a longtemps négligé la répression, confiant à la seule prévention le soin de garantir la sécurité. Une pathologie symétrique conduit aujourd’hui la droite à tout miser sur la répression. Sanctionner sans faiblesse les atteintes à la loi après avoir mis en oeuvre les moyens permettant d’éviter la multiplication des infractions : telle est la voie que doit emprunter un socialisme du réel. Le moment est venu d’entériner cette évolution idéologique. Pour traduire ce double rééquilibrage - de la liberté et de la responsabilité, des droits et des devoirs -, j’aime à parler de liberté ordonnée. Les batailles sémantiques et symboliques sont des batailles politiques ; à l’heure où la droite engage une offensive caricaturale contre l’esprit de Mai-68, je crois important de montrer que la gauche est capable de faire bouger les lignes sans pour autant céder en rien, ni dans les mots ni dans les propositions, à l’idéologie de ses adversaires.
L’égalité réelle
Poser en principe que les seules inégalités sociales et économiques acceptables sont celles qui bénéficient aux membres les plus défavorisés de la société, c’est donner un contenu concret à l’égalité. Il ne s’agit pas d’éliminer les différences « naturelles », même si l’on sait à quel point elles sont socialement et familialement conditionnées. L’égalitarisme niveleur, qui est par exemple à l’origine d’utopies scolaires comme celle du « collège unique », refuse aux plus mal lotis ( promus de classe en classe à l’ancienneté ) l’opportunité de progresser selon des rythmes et des méthodes adaptés à leurs capacités réelles. Parce qu’il bride les talents des plus doués, cet égalitarisme est responsable d’une seconde injustice à l’endroit des moins favorisés : les chances qu’ont ces derniers de bénéficier un jour du fruit des efforts des premiers en sont diminuées. La justice ne consiste pas à nier ou à entraver les talents au prétexte de leur répartition arbitraire, mais à les faire contribuer à l’amélioration des perspectives des membres les moins bien dotés de la société. La conception sociale-démocrate de la République, ce n’est donc pas l’égalitarisme niveleur. Mais ce n’est pas davantage l’ouverture d’une course inégale à la domination telle que la prône Nicolas Sarkozy, lequel semble faire sienne la formule de Hayek : « A ceux qui ont, l’on donnera. » Ma conception, c’est celle de la mutualisation des talents : nous devons les regarder comme des atouts collectifs et nous considérer mutuellement comme les bénéficiaires des avantages résultant de leur épanouissement. Il n’y a rien de choquant à prétendre que l’activité collective de la société est mieux à même que l’égoïsme individuel de soutenir nos efforts, de susciter notre contribution, et de rendre réalisable ce dont nous sommes capables.
La fraternité laïque
À la fragmentation du salariat qui érode le sentiment de classe, à la mondialisation qui désarticule les Etats-nations s’ajoute depuis quelques décennies la montée d’une forme d’individualisme invitant chacun à cultiver son autonomie et à affirmer sa différence. Mais les solitudes et les angoisses qui accompagnent cette nouvelle donne font aussi resurgir les besoins d’appartenance et les revendications identitaires. De nouveaux réseaux de communication et de sociabilité se développent, de nouvelles références territoriales ou religieuses apparaissent, mettant sous tension la conception républicaine de la nation. L’égalité réelle suppose le souci du bien commun. Mais elle ne requiert pas l’uniformité des croyances, des moeurs et des cultures. Respecter l’égalité des droits des citoyens impose de ne pas leur prescrire une manière de vivre déterminée ou une conception particulière du bonheur privé - fût-ce celle de la majorité d’entre eux.
C’est ainsi que la pluralité des orientations sexuelles appelle de la part de la démocratie autant de respect que la diversité culturelle : elle est une richesse que doivent accueillir favorablement les sociétés libres, un des innombrables moyens par lesquels ces dernières échappent à l’uniformité. Il y a toutefois un point sur lequel nous ne devons pas, à mon sens, transiger : notre refus d’une communautarisation insidieuse de la société et de l’espace public qui, en enfermant les individus dans des identités figées et en imposant une représentation ethnicisée de la société, perpétuerait durablement les inégalités. Loin de tout archaïsme, notre attachement viscéral à la laïcité reste, de ce point de vue, un combat pour l’émancipation et l’égalité.
Là aussi, la doctrine de la gauche doit faire la part entre la fidélité à son héritage idéologique et la prise en compte des nouvelles réalités sociologiques. L’hospitalité que la démocratie accorde aux différences n’est pas faite d’indifférence aux individus et aux valeurs : elle résulte de la séparation à laquelle procède la démocratie entre le public et le privé d’une part, le politique et le religieux d’autre part. La démocratie ne peut donc admettre qu’au nom de leur singularité personnelle ou de leur particularisme culturel des individus ou des groupes remettent en question la laïcité, condition même de la tolérance dont ils bénéficient.
Le progrès maîtrisé
Comment achever l’esquisse d’une refondation de la gauche sans revenir sur la notion de progrès ? Cette dernière n’est plus à la mode. Le repli sur elle-même d’une société inquiète laisse douter du progrès social ; les bouleversements environnementaux font voler en éclats l’illusion de l’asservissement sans limites de la nature ; l’émergence de nouvelles interrogations morales, liées par exemple à l’utilisation des cellules souches ou des OGM, effraie autant qu’elle fascine. La défiance qu’inspire l’idée de progrès se nourrit de l’opacité qui entoure les expérimentations scientifiques comme les grands choix technologiques, notamment en matière énergétique. Aussi est-il sans doute nécessaire de placer ceux-ci sous un rigoureux contrôle démocratique. Mais refuser toute dérive scientiste ne nous dispense pas de renouer avec le règne de la raison, qui est, depuis deux siècles, la marque des progressistes. Rejeter frénétiquement l’expérimentation scientifique, s’abriter couardement derrière la recherche du « risque zéro », voilà qui pave la voie d’un retour de l’obscurantisme que la vénération de la nature tente d’habiller idéologiquement. C’est, ici encore, l’identité même de la gauche qui est en jeu. Réel et donc rationnel : tel est le socialisme que je veux aider à refonder. »
A lire aussi, un article de Michel Rocard et Michel Pezet dans Libé "Décrispons la gauche":
