28 mars 2007

Deux coups de coeur: ADRIENNE PAULY et ROSE

Dégentées chacune à leur manière, un peu d'air frais, de nouveaux univers, ça fait du bien parfois.

Respirez un grand coup,
bonne découverte!

Mais attention, risque de dépendance sévère


L'UNIVERS ROSE

http://www.dailymotion.com/video/x116c0_keren-rose-la-liste


http://www.dailymotion.com/video/x1jxkv_rose-lacide

Live au Tremplin d'Ivry, le 23 mars 2007
Le son n'est pas top, mais voici les paroles de "L'acide":


Si je suis là, lamentable,
L'âme en peine, Inconfortable,
Dans cette ville sans visage,
Cent fois j'ai manqué de courage

Si je m'abîme, si je me brime
Dans ce décor triste et sublime
Si je me nuis, nuit après nuit
Jour après jour, mon amour

Refrain:
Si je prie et si j'écris,
Si je vis comme on parit,
Si j'écrase mon coeur vide
Pour en extraire l'acide,
Si je pleure ou si j'implore
Le ciel, la vie ou la mort,
Si je meurs et si je mords
...Alors j'y pense encore

Si je ris comme tous ces gens,
Gentiment montrer ses dents,
Saluer comme on insulte
Faire l'amour comme on exulte

Si je bois et si je nole
Ma chaude peine dans mon sang-froid,
Si je saigne et si je signe
De mes larmes ton coeur indigne

Refrain
Si je me brise aussi souvent
Pour une bise un mauvais vent,
Si le soleil ne m'atteint pas
Si le sommeil ne m'éteint pas

Si mes lèvres traînent mes chagrins,
Mes regrets de tout et de rien
Si mes rêves traînent le matin,
Au lieu de vivre je me souviens...

Refrain

Si je prie et si j'écris,
Si je vis comme on parle,
Si j'écrase mon coeur vide
Pour en extraire l'acide,
Et je pleure ou puis j'implore
Le ciel, la vie ou la mort,
Et je meurs et puis je mords
...Alors j'y pense encore.

L'UNIVERS ADRIENNE PAULY

http://www.dailymotion.com/video/x1f2x7_interview-adrienne-pauly-2007

http://www.dailymotion.com/video/x185lk_adrienne-pauly-votez-moi

http://www.dailymotion.com/video/x1f34s_repet-adrienne-pauly-victoires-2007

http://www.dailymotion.com/video/x1gg71_adrienne-pauly

LE STREET KISS

Après le succès du free hug dont je vous ai parlé il y a quelques temps, voici le street kiss.

Ce n'est pas tout à fait la même chose. En l'espèce il s'agit de terrorisme affectif. A la différence du free hug où là le calin est proposé et donc là où le calin est libre d'être refusé, le street kiss s'impose à vous. Il s'agit en effet d'embrasser les gens dans la rue et la plupart du temps par surprise. Cette pratique peut sembler tendre et affectueuse, mais d'un autre point de vue, c'est tout autant une agression. Tout le monde n'apprécie pas d'être ainsi atteint dans son intégrité physique. Libre à vous d'en penser ce que vous voudrez. Mais personnellement je n'adhère pas totalement, à la différence du free hug. Je vous propose ci-dessous quelques vidéos réalisées par Streetkiss plutôt sympahiques quoiqu'il en soit. ;o)

http://www.dailymotion.com/video/x134m7_le-streetkiss-debarque-a-angers


http://www.dailymotion.com/video/xlefd_streetkiss-1


http://www.dailymotion.com/video/x1bs3y_bubble-kiss


16 mars 2007

Ce centrisme imaginaire (reprise de l'article de Bobospirit)

A lire sans modération cette excellente chronique de Jacques Julliard parue dans Libération le 14 mars.

Ce que propose Bayrou ferait courir à la France un risque de durcissement de l'extrémisme.

La France est, paraît-il, ce pays de Gaulois querelleurs qui a inventé la distinction gauche-droite et qui est en train de périr de leur stérile opposition. Tel est le credo du nouveau centrisme, aujourd'hui en pleine ascension. La vérité est exactement inverse. Le mythe de l'unité de la nation, hérité à la fois de l'Ancien Régime et de la Révolution, y est extrêmement vivace, tandis que le bipartisme, ou plutôt le couple majorité-opposition, commun à toutes les grandes démocraties, a beaucoup de mal à s'y implanter. Ajoutez que, selon cette mythologie centriste et unanimiste, la bataille des partis ne cache qu'une féroce rivalité pour la conquête du pouvoir et de toutes les prébendes qu'il procure. C'est ainsi qu'au début du siècle on parlait de «l'assiette au beurre» et de la rapacité des «QM» (1). Pierre Poujade, en 1956, voulait jeter à la Seine les «pourris» et appelait à «sortir les sortants». Ce populisme a aujourd'hui trois expressions distinctes : à l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen ; à l'extrême gauche, Arlette Laguiller ; au centre, sous une forme plus policée, François Bayrou.

Le discours de François Bayrou se garde bien de tomber dans l'antiparlementarisme ; il repose néanmoins sur l'idée populiste que, si tous les gens du monde voulaient se donner la main, on formerait une chouette équipe de copains qui gouverneraient la France dans le sens de l'intérêt général. Je voudrais pourtant dire ici pourquoi on ne gouverne pas la France comme l'équipe de football du regretté Aimé Jacquet. Le centrisme est à l'univers démocratique contemporain ce que la licorne était au bestiaire médiéval : un animal imaginaire, composite, réputé vierge et censé guérir de tous les poisons.
Nulle part à l'étranger le centrisme n'a réussi à s'imposer comme une formule gouvernementale durable. Les institutions et les coutumes de nos grands voisins reposent toutes sur un système alternatif fondé sur l'existence d'une majorité gouvernementale et d'une opposition stables. Quand le peuple est satisfait de son gouvernement, il le réélit ; quand il en est mécontent, il porte l'opposition au pouvoir. Les choses sont ainsi claires, lisibles et efficaces. L'Angleterre, mère des parlements et du système représentatif, a une telle phobie de toute formule centriste qu'elle est attachée à un système électoral – le scrutin uninominal majoritaire à un tour – qui élimine toute tentation d'un tiers parti. Quand, cependant, celui-ci finit par s'imposer, il prend la place de l'un des deux grands partis préexistants. C'est ainsi qu'à partir des années 20, et définitivement à partir de 1945, le Parti travailliste, expression des intérêts ouvriers, a pris la place du vieux parti libéral (Whig), qui ne parvient toujours pas à la reconquérir.

Aux Etats-Unis, les tentatives de tiers parti ont toujours échoué. C'est le cas des partis socialistes, restés marginaux, et surtout des partis populistes : celui de William Jennings Bryan en 1896 («Nous ne laisserons pas crucifier l'humanité sur une croix d'or») et, plus récemment, du milliardaire mégalomane Ross Perot (1992) faisant campagne sur la dette et sur le rejet de la politique traditionnelle dans la population.

En Allemagne, enfin, le système de l'alternance majorité-opposition s'accommode de l'existence de petits partis de complément comme les libéraux et les Verts. Ils participent à des coalitions gouvernementales, tantôt avec les socialistes, tantôt avec les démocrates-chrétiens, à l'instar de l'UDSR de François Mitterrand et de René Pleven sous la IVe République. Ce sont des partis charnières. Quand les urnes mettent les deux grands partis à égalité ou que des circonstances exceptionnelles se présentent, on forme en Allemagne une «grande coalition», c'est-à-dire un gouvernement d'union nationale provisoire, forcément provisoire. Mais jamais au grand jamais les libéraux centristes ne constituent le pivot d'une coalition présidentielle et gouvernementale, comme le voudrait François Bayrou.

Car, paradoxalement, le gouvernement par le centre ferait courir à la France le risque de durcissement des conflits et de l'extrémisme. Si, en effet, les Français deviennent mécontents du gouvernement des honnêtes gens, des experts, des compétences que l'on nous fait miroiter, par qui les remplacer ? Mais par les mêmes, bien entendu ! C'est ce que l'on voit dans l'Italie multipartite d'aujourd'hui où Romano Prodi, l'autre homme symbole de François Bayrou, s'apprête à succéder à Romano Prodi, après avoir pratiqué le débauchage individuel de parlementaires du centre. Fâcheuse coïncidence. Ce remplacement du pareil par le même sonne d'ordinaire le glas des démocraties. Car l'immobilisme sécrète fatalement sur les deux ailes du beau vaisseau centriste deux catégories de réprouvés du système qui ne manquent pas d'enfler au même rythme que le mécontentement. Tel fut le tragique destin de la IVe République. La double opposition de deux grands partis hostiles au régime, le Parti communiste à gauche, le RPF du général de Gaulle à droite, obligea à gouverner ensemble les partis résiduels (MRP, radicaux, socialistes), selon la formule de la «troisième force» lancée par Léon Blum dans son discours-programme du 21 novembre 1947. Asphyxiée, incapable de se renouveler, la République pensa en périr. Il fallut le retour en catastrophe du général de Gaulle, en juin 1958, pour sauver la paix civile et les libertés en France, contre le «système des partis».

En dépit du souffle d'union nationale et de mobilisation pour l'intérêt général qu'il a su insuffler à sa campagne, ce que nous propose en effet François Bayrou, c'est bel et bien le retour au système des partis. Le rétablissement de la proportionnelle dans le pays aux 400 fromages – sans parler des fromages gouvernementaux – aurait fatalement ce résultat. Le remède gaullien fut assez simple, qui nous valut un demi-siècle de stabilité politique : il se résume à deux lois électorales, l'une qui rétablissait le scrutin majoritaire pour l'élection des députés (1958), l'autre qui instaurait l'élection du président de la République au suffrage universel (1962). Il serait politiquement criminel d'attenter à la partie la plus incontestable et la plus solide de l'héritage gaulliste.

Le centrisme est une mauvaise réponse à une question mal posée. Les difficultés actuelles de la France ne viennent pas d'un fonctionnement défectueux de ses institutions, mais d'une corruption des moeurs politiques et surtout du coma profond de la négociation sociale. Nous avons besoin d'un nouveau contrat civique, pas d'un baiser Lamourette.

15 mars 2007

"LE SOCIAL SUPA CREW", une petite pépite

Le ryhtme dans la peau! Et tu tapes, tapes, tapes jusqu'au bout de la nuit...

Now, version Mickael Jackson
http://www.dailymotion.com/video/x6jby_bite-it

Bite it !
envoyé par Floutz20


Rasta James dans la place!
http://www.dailymotion.com/video/xxkxw_007-tu-peux-pas-test

Free hugs contre le Sida (bon comme une débile je viens de voir que c'était contre les discriminations, c'est vrai que contre le sida c'était chelou!)

Je vous en parlais il y a quelques semaines! Et oui, le concept des calins gratuits a été repris dans le monde entier, et aujourd'hui, c'est l'INPES dans sa campagne sur le sida (euh.. contre les discriminations ;op) qui l'a repris. Une bien bonne idée. L'INPES a repris une vidéo tournée par le site calins gratuits qui sévit sur Paris. Malheureusement du fait du coût de l'espace publicitaire, la vidéo a été tronquée! Mais pas de souci, voici les deux versions! Si les calins gratuits peuvent servir! La prochaine fois, il faut qu'on se monte un truc comme ça! En attendant vous pouvez toujours aller voir sur les deux principaux sites: www.calins-gratuits.com ou sur www.free-hugs.com! Free hugs my friends!

VERSION PUBLICITAIRE

http://www.youtube.com/watch?v=9sNqIiejGtw


VERSION LONGUE

http://www.youtube.com/watch?v=3gSQCXXFH1c

05 mars 2007

Lynda Lemay, un p'tit bout de paradis un dimanche après-midi à l'Olympia (4 mars 2007)

Dimanche après-midi, sur invitation d'Orianne, je me suis rendue à l'Olympia avec elle pour applaudir Lynda Lemay. Ah! cette chère Lynda, je lui avais mis la barre haute, il lui était formellement interdit de me décevoir. Décors plutôt sobres, retour aux sources pour Lynda, concert guitare sèche, voix. Elle était accompagnée d'un célèbre guitariste, que bien entendu je ne connaissais pas, Yves Savard qui nous a honoré d'un sublimissime solo de guitare. Lynda Lemay s'est offert un retour aux sources. Un retour régénérant aux inspirations poétiques et musicales qui l'ont fait connaître. Un retour à une simplicité chaleureuse et réconfortante, intimiste et sincère. Un retour à la pureté de la guitare acoustique. Que puis-je vous dire de plus?


Son spectacle dédié à son 10ème album "Ma signature" est une magnifique dédicace à la vie et à l'enfant qui vient de naître. Un hommage à toutes les mères de ce monde, celles en devenir, celles qui doutent et celles que la peur étouffe; celles qui se donnent entièrement et celles qui espèrent trop. Certaines chansons nous replongent dans l'enfance avec ses joies et ses peines, ses rêves et ses violences. "Ma signature", c'est enfin la quête d'une femme qui s'interroge sur le destin, la vieillesse, la séparation et la sagesse.

Bien entendu durant le spectacle nous avons eu droit à ses éternels triomphes que l'on a plaisir à réentendre encore et encore: "Les souliers verts", "La centenaire" que je vous propose d'écouter par ailleurs ci-dessous, "Le plus fort, c'est mon père", vive moment d'émotion, ou encore "Au nom de toutes les frustrées" et j'en passe. Ce fut 2 heures 30 d'un spectacle inoubliable. La salle passait du rire aux larmes, du coq à l'âme.

http://www.dailymotion.com/video/xg227_lynda-lemay-la-centenaire

http://www.dailymotion.com/video/xcsla_lynda-lemay-ne-ten-va-pas

Voici ci-dessous un extrait du spectacle de dimanche en live! Vous êtes gâtés! ;o) Mais malheureusement le son sature un peu...
http://www.dailymotion.com/video/x1cu9q_lynda-lemay-marguerite

Et ici un minuscule bout de "La visite"! Ce fut un succès
http://www.dailymotion.com/video/x1cubf_lynda-lemay-la-visite

Et voici enfin l'un des titres phares de l'album "Ma signature"(arf je n'ai rien trouvé d'autre que ce petit extrait où malheureusement la chanson a été tronquée pour les besoins du JT de 13 heures). J'suis pas forcément fan, mais on finit par aimer. C'est terrible, y'a rien de mieux que le contexte d'un concert pour faire découvrir un artiste aux autres... que puis-je faire sinon vous y inviter la prochaine fois!
http://www.dailymotion.com/video/xqyed_lynda-lemay-une-mere



02 mars 2007

Pourquoi on ne votera pas Nicolas Sarkozy

Merci mille fois Mme Lazerges, oh vous, notre vénérable professeur de droit pénal. Je savais bien pourquoi je vous aimais déjà. Au-delà de votre enseignement, c'était pour votre vision sociale du droit. Sarko, le liberticide!
http://www.dailymotion.com/video/x17ep3_christine-lazerges

19 février 2007

Un p'tit calin quand tu veux, où tu veux!

Tout a commencé en Australie, à Sydney (et non, toi qui es feru de capitales, ce n'en n'est pas une, n'est-ce pas Fiona). Une manière de faire renaître le bon vieux "PEACE AND LOVE", devenu l'espace de quelques années "FREE HUGS". Cette initiative de calin gratuit a par ailleurs tellement bien marché là-bas, que tout calin gratuit dans la rue a été intedit un temps. Il a fallu recourir à des pétitions afin que les gens puissent se faire de nouveaux de calins dans la rue! Incredible!

http://www.youtube.com/watch?v=vr3x_RRJdd4


Ce phénomène a eu rapidement beaucoup de succès dans de nombreux pays, comme le Japon, les Etats-Unis, l'Italie, en Israel, en Corée ou encore la France, même si le phénomène ne s'est pas autant développé qu'ailleurs. Sympa comme initiative, même si l'on manque beaucoup de pratique!!! La prochaine fois je vous parlerai du terrorisme affectif! Tout un programme... mais d'abord, ce soir sur TF1, Ségo!

13 février 2007

Dimanche 11 février, un moment historique pour la gauche!

Premier temps fort du rassemblement du Parti socialiste à Villepinte, dimanche 11 février, le premier secrétaire du PS François Hollande est intervenu à la tribune après une matinée consacrée à la "restitution de débats participatifs" et à l'analyse des "cahiers d'espérances" (synthèse des débats participatifs).


Le discours de combat de Hollande enflamme les militants


Le premier secrétaire du PS a consacré l’essentiel de son discours à une attaque en règle de Nicolas Sarkozy.


Accueilli par des milliers de militants debout, François Hollande s’est lancé dans un discours de combat, enflammant la salle du Parc des expositions de Villepinte, jusqu’ici plutôt frileuse. La campagne présidentielle «s'engage vraiment aujourd'hui», lance le premier secrétaire du PS. Avec un adversaire tout désigné : «Sarkozy porte le bilan de la majorité depuis 2002».

«A tous ceux qui pensent que le chômage a baissé, que les violences ont reculé, je les appelle à voter pour Nicolas Sarkozy, le bon candidat pour un mauvais bilan». Associant le ministre de l’Intérieur à la majorité sortante, le premier secrétaire fait de Ségolène Royal la «seule candidate qui porte le changement».

«Le choix qui doit être fait au second tour, c’est le choix de la droite contre la gauche», martèle Hollande. Un appel, à l’extrême gauche, pour laquelle le premier secrétaire assure avoir du «respect». Quant au troisième homme, François Bayrou, «il n’y en a qu’un, c’est celui de l’extrême-droite», assure François Hollande, qui insiste : «C’est au premier tour que ce jouera l’élection présidentielle».
Et le premier secrétaire enchaîne avec le bilan de Nicolas Sarkozy, qu’il s’emploie à associer à celui du chef de l’Etat. Revenant sur la bourde de ce dernier sur l’Iran, le premier secrétaire est impitoyable : «Soyez indulgent, il va bientôt quitter la scène, laissez-le se retirer». Il s’en prend ensuite à la «confusion des moyens de l’Etat et de ceux de Nicolas Sarkozy, à «ce mélange des genres». «C’est tout de suite qu’il faut qu’il quitte le ministère de l’Intérieur», assure Hollande. «Sarkozy, démission !», lance alors la salle.

Pour le premier secrétaire, si Nicolas Sarkozy a «changé», «c’est qu’il n’était pas mieux avant, et qu’il ne sera pas mieux après». Et de s’attaquer à l’emploi par le candidat de l’UMP de références propres à la gauche, comme Jaurès ou Blum. Pour Hollande, cet emprunt est le signe du manque de références de la droite. «Il n’allait quand même pas citer Giscard», raille le premier secrétaire. «Mais pourquoi n’a-t-il pas dit Chirac ?». La salle s’amuse. «Mais les conquêtes, le progrès social, qui les a faites ? C‘est la gauche !».

"Tout commence aujourd'hui. Il faut gagner la bataille du coeur et des esprits", a-t-il conclu en ajoutant "Nous sommes au rendez-vous du 6 mai, nous sommes prêts, confiants dans nos idées, nous sommes là avec une seule ambition faire gagner la France et porter Ségolène Royal à la présidence de la République".

http://www.dailymotion.com/video/x16su6_francois-hollande-11022007-1er-part

http://www.dailymotion.com/video/x16t1c_francois-hollande-11022007-2e-part

http://www.dailymotion.com/video/x16t5g_francois-hollande-11022007-3e-part


Le ciel est lourd, dimanche, au-dessus du parc des expositions de Paris-Nord / Villepinte. Une météo toute symbolique, alors que Ségolène Royal s’apprête à tenir son grand meeting de campagne. Un meeting que tout le monde, militants socialistes en premier lieu, s’accorde à juger décisif.
Pour parvenir jusqu’au hall numéro 5, où se tient le meeting, militants et sympathisants doivent accomplir à pied un périple au travers d'immenses salles vides. «Le parc de Versailles était mieux. Au moins, en sortant, tu as des restaurants, tu es au milieu de la ville. Ici, tu n’es au milieu de rien », lance, mi-ironique, mi-sérieux, un militant. Dans la salle, nombre de chaises au fond de la salle sont encore vides, malgré les 7.500 personnes annoncées par le PS. L’afflux de sympathisants viendra à 14 heures, avec l’arrivée de la candidate, qu’on appelle ici par son seul prénom.

Dans le public, l’heure n’est pas à la fête, malgré les drapeaux et les cris des militants des jeunesses socialistes. Une certaine gravité se lit sur les visages, attentifs alors qu’une série de premiers secrétaires fédéraux font, à la tribune, un bilan des débats participatifs. Des réunions à laquelle la plupart des gens présents ont assisté.
Mais ce que les militants attendent, c’est le discours de leur candidate. Pour tous, ce sera «un tournant».

Ségolène Royal : "Avec moi, rien ne se fera sans vous"

Présage favorable ? A Villepinte, les nuages du matin ont laissé place à un beau ciel bleu. Même la scène installée le matin a changé. Avant l’arrivée de la candidate, une musique techno se charge de chauffer la salle, qui est debout. Les 8.000 participants ont été amplement dépassés. Les organisateurs parlent de 15, puis 20.000 personnes.

Le PS affiche l’union : une caméra montre à la salle Fabius, Rebsamen, Mauroy, Aubry, Montebourg, Emmanuelli, Guigou ou Strauss-Kahn. Quelques stars, aussi, comme Yvan Le Bolloch ou Lambert Wilson, sont présents. Tous sont acclamés.

Avant la venue de Ségolène Royal, la salle patiente en regardant une rétrospective en vidéo des débats participatifs, dont nombre d’extraits étaient déjà disponibles sur le site Désirs d’Avenir.

Enfin, la candidate du PS arrive. Vêtue d’un rose de circonstance, sourire aux lèvres, elle patiente, pendant que la salle scande «on va gagner». «Vous êtes venus parce que, même si je n’en manque pas, vous avez voulu m’apporter votre courage », lance Ségolène Royal, « heureuse de voir toute la famille de la gauche rassemblée ».

Mais c’est «à tout le peuple Français » que Ségolène Royal veut s’adresser. «Je vous ai écouté », explique-t-elle, «cette parole que vous avez prise, je vous demande de la garder». «J’ai besoin de vous, vos intelligences, de vos exigences, pour construire une France plus juste», ajoute la candidate. «Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous».

Et la candidate de proposer «un pacte d’honneur et de confiance» aux Français. «Le temps de l’imagination et de l’audace est venu. Je n’oublierai jamais personne, car pour qu’elle se relève, la France a besoin de chacun et de chacune d’entre vous».


Les 100 propositions de Ségolène Royal

"La candidate socialiste détaille ses 100 mesures pour la France".

Les «cahiers d’espoir», c’est le nom que la candidate socialiste a donné aux synthèses de ces débats participatifs, sur lesquels elle est revenue tout au long de son discours. «Vous m’avez dit des choses simples fortes, vous m’avez dit que chaque nouveau droit devait aller avec des devoirs, vous l’avez fait avec une rigueur qui m’oblige», explique-t-elle.

Des débats participatifs, la candidate socialiste est revenue avec des mesures empruntes de pragmatisme. Promettant de «réconcilier les Français avec l’entreprise», mais aussi de mettre fin au «règne du profit financier insupportable». De même, si une grande «réforme de l’Etat» est au programme pour «donner un coup de jeune à cet Etat centraliste et jacobin», elle sera faite «au service des agents publics».

Smic à 1.500 euros et droit au premier emploi

La candidate a organisé son discours autour de grands pôles, et choisit de commencer par l’économie, et la lutte contre «le lien social qui se délite», avec une série de mesures-phare : Smic à 1.500 euros, sécurité sociale professionnelle, mais aussi «revenu de solidarité active» ou encore plan logement, clairement marquées à gauche.

Elle a multiplié également les signes en direction de la jeunesse, évoquant longuement l’école, «cœur battant de la République, le creuset où se forment tous les futurs citoyens », mais aussi les jeunes actifs, pour qui elle veut «le droit à un premier emploi au bout de six mois » ou encore un «prêt gratuit de 10.000 euros ». Police de quartier et réforme des institutions

Ségolène Royal est revenue ensuite sur la thématique de la sécurité, qui lui a permis de lancer quelques attaques contre son adversaire de l’UMP. «Je ne veux pas traiter les délinquants comme des sauvages ou des barbares », explique la candidate, qui veut «une sanction ferme, rapide et proportionnée », et le retour de la police de proximité.

Elle a évoqué également l’environnement, mais aussi les institutions, avec «une République nouvelle» : mandat unique, réforme du Sénat et abrogation du 49.3. Sans oublier la «démocratie participative », avec une proposition de loi d’initiative citoyenne à partir d’un million de signatures.

Europe sociale et «valeurs universelles » de la France.

La dernière partie de son discours s’est concentrée sur l’Europe et la place de la France dans le monde. Ségolène Royal a souhaité inscrire «la croissance et l’emploi » dans les «statuts de la Banque centrale européenne », mais veut aussi une «Europe qui protège ses citoyens », avec un «protocole social». A propos de l’international, enfin, la candidate a évoqué «les valeurs universelles» portées par la France qui «pèsera de tout son poids pour que soit respecté le droit international» et se refusera «à sortir de l’histoire».

Elle a consacré un long passage à l’Afrique, évoqué les «liens séculaires et très forts » avec la Russie, ainsi que le «réalisme et l’ambition» dont la communauté internationale doit faire preuve face au Proche-Orient. Ou encore les Etats-Unis, «emportés parfois jusqu’à l’erreur par le poids de leur puissance ».

Les Français «aiment la France grande, ouverte, accueillante aux opprimés », lance encore Royal, et «je serai la présidente de cette République là », qui «sur la scène du monde aussi, travaillera à un ordre juste ».

http://www.dailymotion.com/video/x16tj5_segolene-discours-de-villepinte



07 février 2007

Le PS et la gauche recomposée autour de Ségolène Royal à Paris (06.02.2007)

Après les turbulences du mois de janvier, le meeting parisien de Ségolène Royal a offert mardi soir l'image d'un Parti socialiste rassemblé à moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle.

Ancien rival pour l'investiture interne, Dominique Strauss-Kahn a pris place aux premiers rangs de la Halle Georges Carpentier, dans le XIIIe arrondissement de la capitale (hihi, je vous l'avais dit le 13ème, ça c'est de la valeur sûre!) L'ancien ministre de l'Economie, qui doit remettre un rapport sur la fiscalité vendredi à Ségolène Royal, a été "personnellement invité" par la candidate au début de la semaine, a fait savoir son entourage. "DSK" s'est assis non loin d'autres anciens ministres de la "gauche plurielle" dirigée entre 1997 et 2002 par Lionel Jospin, absent de la réunion publique tout comme Laurent Fabius, avec lequel Ségolène Royal doit tenir un meeting le 24 février.

Côte à côte, Daniel Vaillant, Elisabeth Guigou et Jack Lang se sont assis près de l'ex-ministre de la Santé Bernard Kouchner ou Yvette Roudy, ancienne ministre de la Condition féminine de François Mitterrand et membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Devant la scène basse tendue de bleu, on retrouvait également François Rebsamen, co-directeur de campagne, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et bras droit de Dominique Strauss-Kahn ainsi que les présidents de groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel.

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), avait été l'un des premiers à pénétrer dans le grand gymnase et Christiane Taubira, ancienne candidate du PRG, devenue la "déléguée à l'expression républicaine" de Ségolène Royal, devait rejoindre le meeting en cours de route. Les deux partis se sont rangés derrière le PS pour la présidentielle.

Vêtue d'une veste blanche devenue rituelle, Ségolène Royal a fait son entrée aux côtés de Bertrand Delanoë.
Tous deux sont montés sur des chaises au premier rang pour saluer la foule.

Pour ce premier meeting à Paris depuis son investiture, fin novembre, la candidate a été accueillie aux cris de "Ségolène Présidente" par des milliers de militants, dont de très nombreux jeunes aux couleurs - rouge - du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et violette de la Ségosphère.

Après un discours du maire de Paris et une intervention remarquable de l'acteur Philippe Torreton, Ségolène Royal s'exprime sur la tribune portant son slogan provisoire de campagne "Le progrès pour tous, le respect pour chacun" ainsi que les sigles du MRC et PRG. Ses différentes interventions remobilisent les militants. En avant camarades!!! Je vous laisse juger.

http://www.dailymotion.com/video/x15gig_bertrand-delanoe-6022007-2e-partie

Il s'agit ici de la 2ème partie du discours de Bertrand Delanoë durant le meeting parisien de Ségolène ce mardi 6 février.

http://www.dailymotion.com/video/x15glk_discours-philippe-torreton-6022007

Remarquable intervention de Philippe Torreton

http://www.dailymotion.com/video/x15h7c_segolene-discours-de-paris


Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.

L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir.

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.

Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience!

(Jean Jaurès)




04 janvier 2007

Tu es ma vie...

JOYEUX ANNIVERSAIRE MAMAN
Plus le temps passe plus je t'aime
http://www.dailymotion.com/video/xcewb_happy-birthday


03 janvier 2007

A mes amies en cette nouvelle année 2007

Je m'excuse du peu de diversité des photos et de l'absence de certaines, mais j'ai fait avec les moyens du bord :-)


A� mes amies
Vidéo envoyée par dodedikaas



Soyez pas jaloux les garçons, bonne année 2007 à vous aussi! J'vous aime ;o)
http://www.dailymotion.com/video/xvpop_voeux2007

Voeux2007
envoyé par Ericnash

22 décembre 2006

Inscription sur les listes électorales, attention le 31 décembre est un dimanche

http://www.dailymotion.com/video/xtqq1_les-elections-en-deux-mots


http://www.dailymotion.com/video/xtljk_message-civique-a-caractere-informa


http://www.dailymotion.com/video/xtj9c_message-civique-des-bobosbarjots


J'ai mis en ligne ces vidéos car contrairement aux autres vidéos que j'ai pu trouver sur le net, celles-ci ne sont pas partisannes. Peu importe pour qui vous voulez voter, mais inscrivez-vous sur les listes électorales, réagissez, agissez, soyez citoyen et il fait parti de ma responsabilité citoyenne de vous informer. Inscrivrez-vous dans votre mairie, et après là vous pourrez critiquer!

20 décembre 2006

En salle dès aujourd'hui...

L'histoire :
A Nice, le temps d'un héritage dont l'enjeu est le "Perroquet bleu", un cabaret aux nuits magiques, les membres d'une famille éclatée se retrouvent malgré eux. C'est l'heure des explications, des règlements de compte, des aveux, des alliances insolites, des tiroirs secrets que l'on ouvre sans savoir qu'on va y trouver un peu de son histoire...

Dans cet univers, glamour et mystérieux, d'apparences et de portes dérobées, où il est parfois plus facile de s'inventer un personnage que d'assumer ce que l'on est, connaît-on vraiment ses parents, ses anciennes amours, ses enfants, ses amis ?

Réalisé par:
Thierry Klifa

Avec:
Emmanuelle Béart, Gérard Lanvin, Catherine Deneuve, Miou-Miou, Géraldine Pailhas, Michaël Cohen, Valérie Lemercier, Pascal Elbé, Claude Brasseur, ...

http://www.dailymotion.com/video/xtpp8_bande-annonce-le-heros-de-la-famill

07 décembre 2006

Mais quand reviendront-ils?



Ah, mais quand est-ce que nos petits reviennent-ils?

Samuel nous revient le 12 décembre
Bénédicte, le 16 décembre mais repart...
Fiona, elle, nous revient le 24 décembre
et Loïc reste, malheureusement pour nous, à L.A.

Arf... , que le temps paraît long!!!

Vite vite vite

05 décembre 2006

JOYEUX ANNIVERSAIRE PATRICIA !!!

Les gens ont parfois du mal à comprendre pourquoi. Mais tant que l'on a pas vécu cette rencontre extraordinaire, il est difficile de comprendre. Merci mille fois Patricia, merci d'avoir fait de ma vie ce qu'elle est. Merci de m'avoir soutenu à chaque instant. Merci de nous donner tant. Bon anniversaire (arf... 40 ans je sais, c'est dur et dépêche toi pour ce que tu sais, l'horloge tourne mine de rien, mine de tout).Merci d'avoir pris cette petite place juste là, à gauche sur mon coeur.

Hommage à Patricia pour ses 20 ans de carrière
(Belle rétrospective)

(Une p'tite dédikaas à la maman de Bénédicte, Patricia, joyeux anniversaire! 56 ans et trois enfants, elle au moins a eu le temps! ;o)

Un clip original de p'tits gars d'Aix!!! ça se laisse regarder avec bonheur!

"Désolé pour hier soir", titre de Tryo illustré par un clip de p'tits gars d'Aix!



http://www.dailymotion.com/video/xa40j_clip-puissan-12ans

04 décembre 2006

Kigali, des images contre un massacre, documentaire de Jean-Christophe Klotz

INTERVIEW DE JEAN-CHRISTOPHE KLOTZ
Le papillon face à la flamme

1994-2004 : après avoir côtoyé ce que l’humanité a de plus vil, dix ans de réflexion ont mené le reporter d’images Jean-Christophe Klotz à ‘Kigali, des images contre un massacre’. Ses images dans un sac, ses questions dans la tête, il s’en est retourné en terre rwandaise en espérant comprendre enfin le “ça” du “plus jamais ça”.


‘Kigali, des images contre un massacre’ est une quête douloureuse mais nécessaire. Une quête d’humanité auprès des rescapés, compagnons d’infortune rencontrés dix ans plus tôt. Une quête intérieure pour comprendre comment nous avions pu laisser faire. Et enfin, une réflexion remarquable sur le traitement médiatique et politique d’un événement tel que le génocide rwandais. “Le papillon face à la flamme : trop près de la réalité, on se brûle. Trop loin, on reste irrémédiablement extérieur.” Le papillon, c’est ce témoin qui, impuissant, assiste à l’exécution de toute une population. Ce papillon, c’est Jean-Christophe Klotz. Au départ, un jeune journaliste reporter d’images à l’agence Capa qui s’envole pour Kigali, fort de ses certitudes sur le monde et son métier. Mais très vite, il déchante et se brûle au contact d’une réalité effroyable qui le submerge.

Dans quel état d’esprit avez-vous pris la décision de ce retour à Kigali dix ans après ?

Il m’était devenu impossible de continuer à faire mon métier sans répondre à un certain nombre de questions. Qu’est-ce que des images peuvent faire contre une volonté délibérée d’éliminer toute une partie de la population et contre la couardise généralisée ? Un jour, Philippe Gaillard (chef de la délégation de la Croix-Rouge au Rwanda durant le génocide de 1994) m’a dit : “Le Rwanda, c’est pas un problème humanitaire, c’est une grande boucherie”, où les mécanismes habituels de prise de décision ne tiennent plus. Faire de l’humanitaire dans un contexte de génocide, qu’est-ce que cela signifie ? La question est tout aussi valable pour le journalisme. Il faut bien réaliser que face à des événements qui sont au-delà de l’imaginable, le discours objectif et la neutralité journalistique ne tiennent plus. Cette expérience m’a forcé à aller beaucoup plus près de mon humanité profonde. Quand je me suis retrouvé dans les orphelinats à lister les gamins en fonction de leur taille pour organiser leur évacuation - s’ils avaient plus de tant de centimètres, on ne pouvait pas les évacuer -, vous êtes là au beau milieu d’un processus complètement insensé. Vous n’êtes plus journaliste. Alors plutôt que de raconter mon rapport au monde avec des outils journalistiques classiques, j’ai eu besoin d’assumer entièrement ma personne et de prendre la parole en tant qu’être humain.

Avec ce film, avez-vous trouvé les réponses à cette impossibilité que vous aviez ressentie en 1994 ?

Avec l’outil cinéma, j’ai pu exprimer des états d’âme, des sensations. Je pouvais rester dans le non-dit, le non-montré. Je voulais rester dans la suggestion. C’est l’absence des réfugiés qui évoque leur disparition. La difficulté était de trouver dans mon histoire personnelle, ce qui pouvait y avoir d’universel. Je revendique la dimension thérapeutique mais de manière plus large. Il s’agissait, à travers des images, de réexaminer ensemble des instants douloureux comme on réouvre des plaies. D’ailleurs, le film est davantage une accumulation de témoignages de tous ceux dont la foi s’est trouvée profondément ébranlée par le spectacle des massacres. Ce que j’ai ressenti, je l’ai retrouvé chez Bernard Kouchner, déçu par la politique, par la non-réaction de Mitterrand. Chez le père Blanchard, dans sa relation avec Dieu. Chez le lieutenant-général canadien Roméo Dallaire, à la tête des forces armées d’une ONU paralysée. Et évidemment, chez les Rwandais, pour lesquelles on se demande dans quelle mesure ils peuvent encore avoir foi en l’humanité. Mais la construction du projet n’a pas toujours été simple. Ce type de film est souvent condamné à rester en marge du système. Il ne s’agissait pas d’une censure politique. C’était bien plus médiocre que ça : les raisons étaient bassement économiques. Des gens avaient décrétés que, de toute façon, l’Afrique n’intéressait personne. Malgré tout, nous y sommes parvenus.


Dans votre film, vous nous donnez à voir un Bernard Kouchner très affecté par son sentiment d’impuissance. Quel regard portez-vous sur l’action qu’il a menée au Rwanda ?

J’ai toujours trouvé ce bonhomme assez fascinant. Un idéaliste qui demeure malgré tout très lucide sur le système, tant médiatique que politique, et son fonctionnement. Si pour être efficace, cela nécessite de faire le guignol devant une caméra, il n’hésite pas. Pendant l’interview, j’ai été particulièrement bouleversé par la sincérité de personnage, au-delà de tout l’agacement qu’il peut susciter. J’ai senti un homme clairvoyant qui, comme moi, a réalisé qu’on n’avait rien pu faire. On aimerait croire que l’association de la presse libre des pays démocratiques, des ONG, de l’opinion, de l’ONU, de la classe politique, de l’armée puisse constituer un relais coordonné et efficace. On a construit le monde de l’après-guerre là-dessus. Mais cette chaîne a été brisée. Et l’on s’aperçoit que tout ça n’est qu’une insupportable désillusion.


Comment expliquez-vous la réaction trop tardive du gouvernement français ?

A l’époque, le temps était à la cohabitation. Beaucoup s’en remettaient à ce que pensait Mitterrand, qui avait une conception de la défense du monde francophone très archaïque. Il s’agissait pour la France de continuer à soutenir le régime rwandais légal et à considérer le FPR (1) comme les putschistes, sans essayer de comprendre ce qui se passait véritablement sur place. La France a continué à analyser le conflit comme une guerre civile et non comme un génocide. Néanmoins, avec les témoignages qui arrivaient du Rwanda, ils ont senti peu à peu que leur interprétation n’était plus possible. Mais le temps de se réunir et d’établir une nouvelle ligne de conduite, vous aviez sur place 20.000 morts de plus.


Et l’Opération turquoise ?

L’Opération turquoise a été lancée officiellement “pour mettre fin aux massacres”, mais elle a indéniablement répondu à une très forte pression médiatique et a surtout permis aux cadres du génocide de fuir à l’étranger pour pouvoir continuer le combat dans une totale impunité. Je ne peux évidemment pas dire que c’était quelque chose de voulu mais les faits sont là. Un, le temps que tout le monde se mette d’accord, le génocide était terminé. Deux, la concordance de calendrier est tout de même très troublante. La France décide d’intervenir au moment où le FPR est sur le point de conquérir l’ensemble du pays. Les forces françaises ont alors gelé une partie du pays. Et au même moment, le gouvernement intérimaire responsable du génocide fait sortir toute la population hutu en direction du Zaïre où étaient basés les soldats français. Et même s’il s’agissait seulement d’une manipulation par les Rwandais de l’intervention française, cela me paraît déjà suffisamment grave et irresponsable.


Une responsabilité française mais aussi internationale…

Tout à fait sauf que la France était vraiment proche du régime rwandais, ce qui lui conférait une responsabilité particulière. Mais sinon, évidemment, on peut souligner, entre autres, que les Américains n’ont pas plus réagi alors qu’ils avaient des soldats au Burundi. Mais ce n’est pas une raison. Et ensuite la France avait des moyens de pression sur le régime en place que les Américains n’avaient pas.


Au Rwanda, mais également en ex-Yougoslavie, le champ d’action de l’ONU s’est révélé extrêmement limité…

Oui, c’est un deuxième problème. L’ONU est une organisation qui tire vers le bas toutes les ambitions d’intervention possibles, chaque Etat-membre étant prêt à défendre son rang dans le manège des relations internationales plutôt que de se mobiliser. Quand vous ne parvenez pas à prendre suffisamment de recul, vous finissez par faire le jeu d’une effroyable machination, au bénéfice de ceux qui l’ont mise en place.


Qu’attendez-vous de ce film ?

Qu’il révèle le problème de l’action politique. En tant que simples citoyens, comment avoir un plus grand contrôle sur la politique étrangère de son pays ? Que les gens portent un regard plus critique sur les médias, et prennent conscience de l’existence d’un filtre. Multiplier les sources d’informations, s’interroger sur le rôle de l’image. Ne pas confondre le contenu du journal télévisé avec la réalité du monde. Que l’image prend de plus en plus le pas sur l’information. Lorsque l’on voit à la télévision les commandos évacuer les Occidentaux, l’information qui passe, c’est : “L’armée vient sauver les Européens des massacres commis par des sauvages.” Or l’information principale pour moi aurait été : “Si les commandos pouvaient restés davantage, ils stopperaient le génocide.” C’est à ce niveau que la télévision, telle qu’elle est aujourd’hui, se révèle insuffisante. Il faut savoir prendre du recul, favoriser l’analyse, le contexte historique et ne pas se contenter de recevoir des images brutes et instantanées.


Où en êtes-vous de votre projet de premier long métrage ‘Les Zones turquoises’, une mise en fiction de votre approche documentaire ?

Ces deux projets, ‘Kigali, des images contre un massacre’ et ‘Les Zones turquoises’ ont été lancés en même temps, il y a huit ans. Je me disais alors qu’il y en aurait bien un des deux qui irait au bout. Et en fait, tout en étant différents, ils se sont révélés indissociables, se nourrissant mutuellement. Devant l’impossibilité d’une approche purement journalistique, j’ai ressenti ce besoin de cinéma. Un besoin auquel j’ai commencé à répondre par ce documentaire et que je compte achever avec la fiction. J’espère aller le mois prochain au Rwanda faire une projection du documentaire et en profiter pour faire des pré-repérages. C’est une nouvelle aventure qui commence. Le tournage est prévu au printemps.

(1) Front patriotique rwandais



Propos recueillis par Mathieu Menossi pour Evene.fr - Novembre 2006

Malheureusement je n'ai pas réussi à retrouver l'intégralité de ce fabuleux documentaire diffusé sur Arte le mois dernier. J'ai été bouleversée par la vérité et l'authenticité du témoignage de ce journaliste, lui qui a été blessé lors du tournage de son reportage en 1994, devant alerter l'opinion publique. Alors si quelqu'un sait où je puis le trouver...

http://www.dailymotion.com/video/xn54s_kigali-des-images-contre

01 décembre 2006

JOURNEE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA

Pour faire avancer la recherche contre le sida, l'ANRS, l'agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales, va lancer de nouveaux essais de vaccin préventif contre le VIH. Cette nouvelle étape de recherche nécessite un appel à des volontaires pour participer dans les mois qui viennent à ces essais. Je vous invite à rejoindre les 724 personnes qui sont déjà engagées dans le réseau "Volontaires pour un vaccin " de l'ANRS. Pour plus de renseignements cliquez sur ce lien. Merci à vous.
www.jesuisvolontaire.fr et pour plus d'informations sur le virus du sida, vous avez le site du sidaction: www.sidaction.org


http://www.dailymotion.com/video/x23s4_sidaction


http://www.dailymotion.com/video/x1zp4_spot-tv


http://www.dailymotion.com/video/xiwlo_sa-raison-detre-1998

30 novembre 2006